Comment plier le keikogi?
Comment s'appellent les différentes parties du keikogi?

Le keikogi (ou kendogi) est fait pour absorber la transpiration et donc pour être porté à même la peau. Il existe différentes qualités de keikogi, les plus épais sont souvent les meilleurs car ils sont plus résistants et plus absorbants. La taille du keikogi est bonne lorsque les manches arrivent juste au dessous du coude. Un keikogi neuf peut rapetisser au cours des premiers lavages. En effet, pendant la fabrication du keikogi, les fibres de coton qui sont élastiques sont étirées lors de leur passage à travers les différentes machines et auront ensuite une tendance naturelle à revenir à leur taille originale. Ce processus est accéléré lorsque le coton est mouillé.
Les hakama et keikogi de bonne qualité sont colorés avec de l'indigo (Ai). L'indigo est une plante dont on tire un colorant bleu qui est utilisé traditionnellement et depuis très longtemps au Japon pour colorer certains vêtements. La varièté la plus utilisée au Japon est Tadeai (Polygonum tinctorium) qui provient d'Indochine. Les plus anciens examplaires de tissus japonais colorés à l'indigo sont conservés au temple Horyuji à Nara et ont été fabriqués environ en 620 après .J.C. Les tissus colorés à l'indigo étaient réservés à l'aristocratie pendant la période Nara (710-794) et ne sont devenus accessibles à l'ensemble de la socièté qu'avec l'avènement de la teinture en cuve et la popularisation du coton pendant la période Edo. L'indigo est un colorant extrêmement rapide et par une alternance de trempes et d'oxygènations, de nombreuses nuances de bleus peuvent être obtenues. De plus, l'indigo augmente la résistance des tissus et repousse les insectes. Il faut toujours retourner et laver à la main les vêtements colorés à l'indigo et surtout les faire sécher à l'abri du soleil car ses rayons dégradent le colorant qui prend alors une couleur violette.

tiré de "Looking After Your Kendo Equipment", All-Japan Budo-gu Association, 2003